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Jardin botanique

Faisons un petit tour dans un petit village appelé Marnay-sur-Seine. Il y a dans ce village un jardin botanique extraordinaire où l'on peut faire d'étranges rencontres : suivez le poisson !















On peut considérer ce qui est énoncé "Peintre du ciel et de la terre" comme un terme en soi dans la lecture de l'œuvre.
Certes, l'image nous invite à nous satisfaire du sentiment de fusion forme/couleur. Ce serait réducteur que d'accepter cette limite.
Certes,, le thème des haïkus, sujet de l'exposition, est encore une invitation à l'égrénement dans une sémantique poétique.
Ce serait encore se tromper que d'accepter la finalité d'une autre forme d'illustration. Dépassons la période de séduction et ce n'est plus le même artiste qui est là. D'emblée, on est attiré par une profondeur pressentie que le glacis nous voile, un hymne qui n'a rien de juvénile et qui nous invite à chercher derrière le rideau. L'eau qui faisait le lien entre le ciel et la terre se déchire. Il y a l'eau d'en bas et l'eau d'en haut.
Cette fluidité qui générerait la fusion, lui donnait l'énergie; c'était l'image première. C'était l'annonce d'une séparation prochaine.
Tel Noé dans le déluge attendant le signe ailé de la concordance, l'artiste nous livre dans cette disposition à l'attente sa tentative d'élucidation dans les limbes où le doute a pris le pas sur nos certitudes. C'est alors que le charme opère et qu'il nous enjoint à chercher en nous-mêmes le fondement archaïque de ce trouble. Découvrir, c'est le mot qui convient pour aborder l'œuvre de Jacqueline Belelis Carasso.
Didier Rousseau, Conservateur du Jardin Botanique.

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